Tero: une façon simple de composter ses déchets alimentaires?

Hello people! On a profité de notre pied-à-terre temporaire pour tester un produit qui avait grandement piqué notre curiosité lors de sa campagne Kickstarter. On parle ici de l’appareil Tero, une solution québécoise pour tous ceux et celles qui souhaitent contribuer à la réduction des déchets alimentaires. Après 3 mois d’utilisation, on peut enfin vous détailler son fonctionnement, ses avantages ainsi que de notre appréciation générale.


Un produit 100 % Québec

L’innovation derrière le Tero a été imaginée, pensée et développée par deux entrepreneures d’ici, Elizabeth et Valérie. Face à un grand sentiment d'impuissance devant le manque de solutions de compostage alternatives, et désireuses de réduire leur empreinte, le duo a eu l’idée de créer Tero. 


C’est ce dernier aspect qui nous a immédiatement intrigués, car on aspire à une autonomie alimentaire plus importante et écologiquement parlant, faire notre part. À notre façon. Et même si on n’est pas propriétaire d’un potager, on se disait que le fertilisant produit par le Tero pourrait être utile à notre famille ou nos amis.



Comment ça fonctionne?

Cette boite design est en fait une petite machine à compost qui, en moins de 8 heures, transforme vos résidus alimentaires en un riche fertilisant. Deux modèles sont offerts, le Tero (celui que l’on a essayé!) et le Tero Plus qui propose une connexion Wi-Fi et un contrôle à distance via une application.


Qu’importe le produit que vous aurez choisi, au fil des repas, vous y déposez les aliments à composter, incluant viande et poisson, vous refermez le boîtier puis appuyez sur « Démarrer ». C’est à ce moment-là que son avant-gardisme entre en jeu! Grâce à sa technologie de broyage (huit lames au total) et de séchage, l’appareil réduit de 90 % les aliments jusqu’à en faire de l’engrais prêt à être utilisé. Ensuite, avec le temps, ce fertilisant continue de mûrir au contact des microorganismes de la terre tout en libérant des nutriments.

Question de vous donner une idée, de notre côté, on remplissait la cuve de notre Tero (environ 4 L) tous les deux jours, soit en moyenne 3 fois par semaine. À ce rythme, on a déjà obtenu une bonne quantité de fertilisant, et ce, en peu de temps.



Les avantages

  • Le Tero est vraiment un atout majeur si votre ville n’offre pas le service de compostage et si, en plus, vous n’avez pas de terrain pour en faire vous-même;

  • Peu énergivore! En moyenne*, un cycle de transformation complet consomme 600w. Par exemple, si vous démarrez le Tero deux fois par semaine, cela totalise une consommation énergétique annuelle moyenne de 65kWh, ce qui est comparable à celle d'une cafetière électrique utilisée pendant 5 minutes chaque jour;

  • C’est du solide! On constate que les matériaux et le design du boîtier sont de grande qualité;

  • On trouve que le Tero, grâce au filtre, rend le compost moins nauséabond comparativement à la méthode plus traditionnelle. Certes, il y a une légère odeur, mais rien de bien dérangeant;

  • Le format de l’appareil ressemble au bac à recyclage donné par la ville, alors il se place bien sur le comptoir. D’autant plus que son design (noir ou blanc) très épuré lui permet de se confondre à toutes les cuisines;

  • Aucune accumulation ou de gestion de compost à l’extérieur, dans ce cas-là, très pratique;

  • C’est impressionnant de voir combien le Tero diminue beaucoup la quantité de nos déchets;

  • Une réutilisation de vos ressources! Parfait dans une optique du zéro gaspillage alimentaire. Plus besoin de ne rien acheter afin de rendre votre cour florissante et verdoyante!


* Source: le site Web de Tero



Les points à améliorer


Quoique l’idée du Tero est vraiment géniale, on a décelé de petits bémols, comme:

  • Le bruit du moteur ressemblant à celui d’un lave-vaisselle qui, après plusieurs heures, peut devenir légèrement agaçant. Si vous avez une famille, attendez-vous que ce bruit soit constant puisque vous devrez lancer un cycle presque tous les jours;

  • Il requiert un nettoyage après chaque cycle sans quoi les résidus restent collés sur les parois de la cuve. Surtout si vous mettez trop de fruits alors là, le Tero devient tout gommeux;

  • Le prix n’est pas à négliger. La qualité des matériaux a un coût et le Tero en est un bel exemple;

  • Finalement,  l’utilisation du Tero est un peu plus limitée que le compost industriel. C'est-à-dire que plusieurs denrées ne peuvent être transformées dans l’appareil telles que coquilles, carcasses ou noyaux durs, ossements, ce qui n’est pas alimentaire (essuie-tout, carton) et liquide.  


Le Tero est une technologie assez récente alors, il va s’en dire que leurs modèles évolueront et que les quelques points à améliorer migreront certainement vers les avantages. Restez à l’affût!


Sinon, on a bien aimé côtoyer ce compagnon anti-gaspillage au quotidien! Assurément qu’à long terme, son investissement est rentabilisé. Un pas de plus vers une autonomie alimentaire. Il faut bien commencer quelque part! À ce propos, on vous invite à jeter un coup d'œil au blogue de Tero. Leurs spécialistes y relaient une foule de bons conseils afin d’y arriver. 



Est-ce qu’on le recommande? Oui! Mais on ajouterait à notre réponse que ça dépend aussi de votre situation. Le Tero est un excellent allié pour les personnes qui n’ont pas accès à un service de compostage industriel, ou, qui ont un petit terrain sans l’espace d’y installer un vrai bac à compost.


À notre avis, toutes les nouvelles solutions en matière de réduction des déchets sont les bienvenues et le Tero en fait partie. Il suffit de garder en tête que pour arriver à recycler, composter ou concrétiser une autonomie quelconque, s’activer et s’impliquer est la clé de la réussite

Seriez-vous tenté de faire l’essai du Tero? En avez-vous déjà entendu parler? Si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas à nous les poser dans les commentaires ci-dessous.


Alright, on se reparle la prochaine fois, ciao! Saaaalut!





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